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Transcription - M. John McCain prend la parole devant des partisans après sa défaite
(L'allocution du candidat républicain à la présidence en Arizona) (762) Le 4 novembre, les Américains ont élu M. Barack Obama (sénateur démocrate de l'Illinois) à la présidence des États-Unis. Son rival, M. John McCain (sénateur républicain de l'Arizona), a prononcé à Phoenix, à la suite de sa défaite, une allocution empreinte de courtoisie et de dignité qui souligne l'importance des institutions démocratiques des États-Unis et dans laquelle il invite tous les Américains à s'unir derrière M. Obama, qui assumera les fonctions de président en janvier prochain. On trouvera ci-après des extraits de son allocution. (Début de la transcription) Mes amis, Nous voici à la fin d'un long voyage. Le peuple américain a parlé, et il a parlé clairement. Il y a peu de temps, j'ai eu l'honneur de téléphoner à M. Barack Obama pour le féliciter d'avoir été élu président du pays que nous aimons tous deux. Dans une lutte aussi longue et aussi difficile que notre campagne électorale l'a été, sa réussite à elle seule commande mon respect pour ses compétences et pour sa persévérance. Toutefois, qu'il ait réussi à le faire en inspirant les espoirs de tant de millions d'Américains qui croyaient à tort qu'ils avaient peu d'influence sur l'élection d'un président des États-Unis est là quelque chose que j'admire profondément et je le félicite d'y être parvenu. Il s'agit d'une élection d'importance historique, et je reconnais la signification qu'elle a pour les Afro-Américains et la fierté particulière qu'ils doivent éprouver à juste titre ce soir (…) Nous reconnaissons que, même si nous avons bien progressé par rapport aux anciennes injustices qui ont entaché à une certaine époque la réputation de notre pays et privé des Américains de tous les avantages de la nationalité américaine, le souvenir de ces injustices a encore le pouvoir de blesser. Il y a un siècle, l'invitation à dîner à la Maison-Blanche que le président Théodore Roosevelt avait adressée à Booker T. Washington a été considérée comme un scandale par de nombreuses personnes. Les États-Unis d'aujourd'hui sont maintenant fort éloignés de la période où régnait un sectarisme cruel et arrogant, et il n'en y a pas de meilleure preuve que l'élection d'un Afro-Américain à la présidence des États-Unis. (…) Le sénateur Obama a accompli une grande chose pour lui-même et pour son pays. Je l'applaudis, et lui offre mes sincères condoléances pour sa grand-mère qui n'a pas vécu pour voir ce jour. Toutefois, notre foi nous assure qu'elle reste en paix auprès de son créateur et qu'elle est très fière de la noblesse de l'homme qu'elle a aidé à élever.Le sénateur Obama et moi-même avons exprimé nos différences, et il a gagné. Il ne fait aucun doute que nombre de ces différences demeurent. Notre pays traverse des temps difficiles. Et ce soir, je lui ai promis de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour l'aider à nous faire traverser les nombreuses difficultés auxquelles nous nous heurtons. (...) J'exhorte tous les Américains qui m'ont soutenu à se joindre à moi non seulement pour le féliciter, mais aussi pour offrir à notre prochain président notre bonne volonté et nos efforts sincères de recherche des moyens de nous unir pour trouver les compromis qui nous permettront de dépasser nos différences et nous aideront à restaurer notre prospérité, à protéger notre sécurité dans un monde dangereux, et à léguer à nos enfants et petits-enfants un pays meilleur et plus puissant que celui dont nous avons hérité. (...) Cette campagne a été et demeure le grand honneur de ma vie, et mon cœur est rempli de gratitude pour l'expérience que j'ai vécue et pour les Américains qui ont bien voulu m'écouter avant de décider que le sénateur Obama et mon vieil ami Joe Biden devraient avoir l'honneur de nous diriger au cours des quatre prochaines années. (...) Ce soir, ce soir tout particulièrement, je ne ressens rien d'autre que l'amour de mon pays et de ses citoyens, qu'ils m'aient soutenu ou qu'ils aient préféré le sénateur Obama. Mes meilleurs vœux accompagnent celui qui a été mon adversaire et qui sera mon président. Et je demande à tous les Américains, comme je l'ai souvent fait durant cette campagne, de ne pas désespérer à cause de nos difficultés actuelles, mais de croire, comme toujours, en la promesse et en la grandeur de l'Amérique, parce qu'ici, rien n'est inévitable. (...) Je vous remercie, que Dieu vous bénisse et qu'il bénisse l'Amérique. Je vous remercie tous beaucoup. (Fin de la transcription)
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